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Gouvernance  

Posted by OrangeVerte in , , , , ,

Un mot symptomatique du vocabulaire manageurial et politique. Il infeste les discours et les déclarations d'intention. Je crois au pouvoir des mots et à leur signification profonde.

Problème !

Avez-vous regardé l'origine et la signification de celui-ci ?

Vous devriez.

Gouvernance, subst. fém., (dans l'article GOUVERNER, verbe)
20. Les deux navires se sont tenus pendant quelque temps si près l'un de l'autre, sans pouvoir gouverner, qu'un abordage a failli avoir lieu. DUMONT D'URVILLE, Voy. Pôle Sud, t. 2, 1842, p. 35.
Gouverner sur son ancre, sur sa bouée. ,,Lorsqu'un vaisseau étant au mouillage, dans une rivière, l'action du courant lui imprime des mouvements de rotation`` (Ac. 1878, 1932).
REM. Gouvernance, subst. fém., hist. [En Flandre et en Artois] Synon. de bailliage (d'apr. LEP. 1948). La gouvernance d'Arras, de Lille, etc. (Ac. 1798-1878).
Prononc. et Orth. : [], (il) gouverne []. Ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1050 guverner « exercer le pouvoir politique » (Alexis, éd. Chr. Storey, 561); 1789 part. prés. et passé masc. plur. subst. gouvernants, gouvernés (Art. du 4 sept. ds Moniteur I 419b d'apr. RANFT, p. 116); b) ca 1455 part. prés. subst. masc. gouvernant « celui qui a la charge d'une ville, d'un pays, d'une province » (GILLES LE BOUVIER, Chron. de Charles VII, éd. H. Courteault et L. Celier, p. 321), supplanté par gouverneur; 1477 part. prés. subst. fém. gouvernante « femme d'un gouvernant » (Documents ds BARTZSCH, p. 7); 2. a) ca 1050 guverner « diriger quelque chose (ou quelqu'un) » (Alexis, 413); spéc. b) fin XIVe-début XVe s. gouverner « action de s'occuper de l'éducation d'un enfant » (XV joies de mariage, éd. J. Rychner, IV, 165, p. 31); 1534 part. prés. subst. fém. gouvernante « personne qui s'occupe de l'éducation d'un enfant » (RABELAIS, Gargantua, éd. R. Calder, chap. 10, 21); 1690 id. « personne qui s'occupe d'un célibataire » (FUR.); c) XIVe s. gramm. (ms. St Germain, no 1460, fo 8 vo ds THUROT, p. 51); 3. ca 1100 guverner « diriger (un navire) » (Roland, éd. J. Bédier, 2631). Du lat. gubernare « diriger un navire » et « diriger, gouverner », gr. « id. ». Fréq. abs. littér. : 2 176. Fréq. rel. littér. : XIXe s. : a) 4 774, b) 2 357; XXe s. : a) 2 473, b) 2 424. Bbg. DUB. Pol. 1962, p. 313. - DUPONT-FERRIER (G.). Le Mot gouverner et ses dér. ds les instit. du M. Âge. J. des Savants. 1938, t. 36, pp. 49-60. - WAGNER (R.-L.). Romania. 1940, t. 66, pp. 413-414.
source ATILF

Je ne crois ni aux coincidences, ni à l'innocence des mots.

Les démocrates  

Posted by OrangeVerte in , ,

Même si je ne suis pas loin s'en faut un fana de Christophe Ginisty, je reconnais que l'initiative est non seulement dans le vrai et le vif, mais positive, constructive, et pertinente. Je regrette profondément comme beaucoup d'autres qui nous ont déjà quitté que la différence entre discours d'une part, et la pratique et les actes d'autres part, n'a fait que croître et que pour le moment b[nous sommes plus loin du but de fait qu'il y a deux ans pour être un mouvement différent et novateur.]b

Sans jouer les Cassandre, b[c'est actuellement le dernier moment pour rattraper le coup et être un acteur majeur en 2012]b. Je ne parle pas de remporter la présidentielle c'est encore trop tôt, mais d'être incontournable quel que soit notre candidat et quel que soit le vainqueur en 2012. D'ailleurs tous ces débats autour de Bayrou/pas Bayrou/est-il fini etc. sont nuls et non avenus, ça ne sert à RIEN de se poser la question de 2012 et avec qui, si nous ne fonctionnons pas maintenant correctement et différemment des autres.

Ce qui s'est passé aussi bien au local, fédéral, national est symptomatique des pratiques que non seulement nous ne voulons pas, mais que les électeurs non plus ne veulent plus. b[Si nous ne sommes pas capable d'être différents, ouverts, pragmatiques et démocratiques, nous ne méritons pas de nous présenter sous notre étiquette]b, ce n'est pas la peine. Et toutes les professions de foi bisounoursiennes ou les grandes déclarations creuses que quiconque à fait et pourra faire tomberont à plat en interne et pire : dans les urnes.

b[Ce qui se joue, c'est notre crédibilité en tant que démocrates.]b Si les adhérents mais aussi et surtout l'appareil ne le comprennent pas, nous irons dans le mur et ce n'est l'intérêt bien compris de personne.

Bon, "c'est où qu'on signe ?" :)

Appareil  

Posted by OrangeVerte in , , ,

Nous avons un problème d'appareil qui tant qu'il ne sera pas réglé nous empêchera de faire de la politique autrement, hors ce que nous voulons c'est justement en faire : de la politique autrement. Il est un peu facile de se gausser des déboires socialistes quand nous-même ne sommes pas capables de fonctionner correctement.


Pourquoi les militants s'en vont depuis 2 ans ? Pourquoi le débat interne est verrouillé ? Pourquoi certaines fédés ont un fonctionnement moyen-âgeux ? (Je ne généraliserais pas mais…) Que fait la CCC sur une certaine plainte pour un comportement indigne d'un élu, par exemple ? Comment espérons-nous fonctionner avec une organisation statutaire aussi lourde que même la direction ne respecte pas ? Comment gérer sereinement avec des règlements intérieurs aussi brouillons, flous et contradictoires ? À quoi servent les consultations internes si les objets sont à tiroir (cette plaisanterie de document des européennes) ? Si le mode de scrutin est ouvert au doute et opaque (consultation internet, demandez des nouvelles de celle de l'UMP) ? Si la publicité autour des candidatures est aussi peu respectueuse de la diversité que la procédure brouillonne, confuse, obscure, c'est selon ? Si les responsables de fédération se fichent comme de leur première chemise si les sections tournent, dans quelles conditions et si tout le monde peut s'exprimer et travailler au niveau départemental ?

J'arrête ici ce déballage de linge sale, je deviens nauséeux. Mais cela fait deux ans que l'on voit la machine à laver se faire entartrer, et quand l'ENTARTAGE arrive de manière prévisible, il faut se demander pourquoi. Parce que ce n'est pas qu'une question de personnalisation par notre Béarnais, ou comme dirait Christophe Ginisty un problème de faire-savoir ou comme l'analyse assez bien Sylvain Canet. Mais je reviendrai sur leurs analyses dans la soirée.

Pourquoi ?

Parce que couper les paroles en quatre est un sport national français, comme dorloter la Françafrique, abuser des réseaux des Grands Corps de l'État, ou la schizophrénie sitôt débarqué du TGV à Bruxelles ou Strasbourg. Parce que sur les problématiques oranges, vertes, internet et quelques autres, je ne vois pas pourquoi je la fermerais.

En prévision de LOPPSI, dans le cadre de notre grande censure mondiale, quelques mots qui n'échapperont pas à "l'harmonisation" générale :

freedom
democracy
Ali Khamenei
Ahmadinejad
Moussavi
Tenzin Gyatso
Dalaï Lama
Gendhun Choekyi Nyima
Panchem Lama
Orgyen Trinley Dorje
Tibet
Hu Jintao
Xi Jinping
Wen Jiabao
Tian'anmen
6 – 4
falun gong
Zhōngguó Gòngchǎndǎng
Aung San Suu Kyi